Être leader et être au service : et si c'était la même chose ?
- Lionel Drouvin
- 24 mai
- 4 min de lecture
Par Lionel Drouvin — Coach en relation & Médiateur
"Être un Leader" et "Être au service de l'autre" sont-ils compatibles ? À travers ma propre Boussole relationnelle, je vous partage ce que j'ai découvert ce matin — et ce que j'observe chaque jour chez les dirigeants, entrepreneurs et toutes personnes que j'accompagne.
Ce matin, j'ai fait une nouvelle Boussole relationnelle

Ce matin, j'ai fait une Boussole relationnelle. La mienne dans l'instant.
En posant mes mots sur les quatre directions, quelque chose s'est éclairé — quelque chose que je savais confusément mais que je n'avais pas encore vu aussi nettement.
En ne m'autorisant pas pleinement à être un homme leader, engagé, entrepreneur, charismatique — par peur d'en faire trop, de devenir dictateur, écraseur, égocentré — je tombais dans l'excès inverse. Pleutre. Fuyard. Irresponsable. Trop dans le soutien, trop dans l'effacement, trop dans le "après vous".
La peur du tyran me rendait absent.
Et quand on s'absente de soi-même, quand on n'est plus pour soi, on se retrouve très vite à être contre l'autre — sans le vouloir, sans même le voir.
Quand on éteint sa propre flamme, on refroidit celle des autres.
Le piège que personne ne voit venir
Ce mécanisme que j'observe en moi, je le vois régulièrement chez les dirigeants, entrepreneurs, responsables RH et DRH, chez chaque personne que j'accompagne.
Il prend des formes différentes selon chacune et chacun — mais le fond est toujours le même :
La peur d'être trop ceci empêche d'être assez cela.
Le dirigeant qui craint d'être perçu comme autoritaire s'efface progressivement — et perd le fil de sa vision. Ses équipes le sentent avant même qu'il s'en rende compte.
Le responsable RH qui ne veut surtout pas blesser évite les conversations difficiles — et laisse des tensions s'installer qui coûteront bien plus cher plus tard.
L'entrepreneur qui redoute de paraître égocentré met ses propres besoins sous le tapis — et s'épuise à porter une organisation dont il n'est plus vraiment le capitaine.
Le mécanisme tourne à leur insu. Et c'est leur équipe, leur organisation, leurs proches et toutes leurs relations qui en paient le prix.
"Être leader" et "être au service" : une alliance, pas un paradoxe
Ce que la Boussole relationnelle de ce matin m'a à nouveau montré, c'est que les deux ne s'excluent pas.
"Être leader" et "être au service". "Être souverain en son royaume" et "être un équipier fiable". "Piloter sa vie" et "laisser l'autre choisir la sienne".
Ce n'est pas un paradoxe. C'est une alliance.
Et cette alliance n'est possible que lorsqu'on a décidé de faire le travail intérieur nécessaire — celui de se connaître vraiment, de comprendre ce qui nous pousse à déborder d'un côté ou à nous retenir de l'autre. C'est un choix et dès qu'il est posé, notre regard change, et tout en soi et autour de soi change.
C'est précisément ce à quoi sert la Boussole relationnelle.
Qu'est-ce que la Boussole relationnelle ?
La Boussole relationnelle est un outil de connaissance de soi que j'ai développé au fil de mes années de pratique en coaching relationnel et en médiation, auxquelles s'ajoutent mes découvertes de diverses approches.
Elle repose sur une conviction profonde :
Nous n'avons pas de défauts. Nous avons des qualités qui nous ont débordé — pour tenter de combler des besoins que nous avons appris à oublier. Bien souvent à cet endroit, croyant nous adapter nous nous sommes sur-adaptés.
La Boussole cartographie quatre directions :
Au Sud — une qualité naturelle que vous portez depuis toujours
À l'Ouest — le piège-refuge dans lequel vous tombez sous pression, excès de votre qualité Sud
Au Nord — la qualité que vous vous interdisez depuis trop longtemps
À l'Est — ce qui vous agace chez les autres, et ce que cela révèle sur vous
Ce matin, en faisant la mienne, j'ai vu clairement que ma qualité Nord — être un homme leader, engagé, entrepreneur — était celle que je m'interdisais le plus. Et que cet interdit me faisait tomber dans mon piège-refuge : l'effacement, le service excessif, la servilité.
La peur du tyran me rendait absent. Et cette peur, j'en étais devenu dépendant !
Le vrai leadership commence par soi
Le vrai leadership ne commence pas par les autres. Il commence par soi.
Par la capacité à s'écouter. À se voir. À se sentir. À s'autoriser — sans pour autant s'imposer.
Ce travail n'est pas un luxe. Ce n'est pas du développement personnel réservé aux heures creuses.
C'est la condition d'un leadership durable, juste et efficace.
Un dirigeant qui ne s'autorise pas à être pleinement lui-même ne peut pas autoriser ses équipes à l'être non plus. Un responsable qui étouffe sa propre flamme ne peut pas allumer celle des autres.
Ce n'est pas un travail en force. C'est la vigilance sensible et nécessaire d'un commandant de bord — pour garder le cap et arriver à bon port : le vôtre.
Testez votre propre Boussole relationnelle

La Boussole relationnelle est accessible en ligne, gratuitement pour la synthèse essentielle.
En quelques questions — avec vos propres mots — elle révèle vos qualités naturelles, vos excès, ce qui vous met en réaction, et la qualité que vous vous êtes peut-être interdite depuis trop longtemps.
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Lionel Drouvin est coach en relation et médiateur. Il accompagne dirigeants, entrepreneurs, responsables RH et DRH à mieux se connaître pour mieux diriger, décider et entrer en relation — avec eux-mêmes et avec les autres.




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