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Médiation

J'adhère à l'association 'CONVERGENCE', le collectif des médiateurs en Communication Non-Violente

Quand le dialogue est rompu, que chacun campe sur ses positions ou se réfugie dans un silence assourdissant — je rétablis le lien pour que vous puissiez à nouveau avancer ensemble pour le meilleur

Ce qu'est un médiateur — ma vision

La médiation fait tomber les murs. La médiation ouvre de nouveaux accès et éclaire chacun sur le fait que les cloisons bétonnées nous enferment, et que l'on n'en a pas besoin pour être libre et en sécurité.

Trois images me parlent particulièrement pour exprimer ce qu'est le médiateur :

Pont de dérivation

Un pont de dérivation sur une ligne de courant sectionnée — précis, technique, efficace. Il ne remplace pas la ligne, il permet au courant de circuler à nouveau et facilite la réparation de la ligne en elle-même.

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Un aimant qui s'adapte aux pôles opposés qui, lors d'une surcharge, se sont inversés — neutre, actif, souple. Quand deux personnes se repoussent, il trouve la fréquence qui permet à nouveau la transmission.

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Un réceptacle, un contenant sécurisé dans lequel les parties et leurs matières trouvent leur place pour s'exprimer, se confronter, s'écouter, faire alliance. L'alchimie n'est pas garantie. Mais le chaudron, lui, est là.

Un médiateur est une personne qui fait du lien.

Il établit le contact là où il est coupé. Il rétablit la connexion là où elle a été rompue. Il crée les conditions pour que les personnes se retrouvent — pas nécessairement d'accord sur tout, mais capables de s'entendre à nouveau. De se comprendre et avancer ensemble, chacun-e avec sa singularité.

Ce qui m'a conduit à la médiation

"Aussi loin que je me souvienne, je me suis senti mal à l'aise avec le conflit. Avec les disputes. Avec les confrontations."

Depuis l'enfance, ce mal-être m'a privé de bien des légèretés, de bien des moments de sérénité— et de la richesse que toute relation porte en elle en potentiel.

À un moment de ma vie, il ne m'a plus été plus possible d'accepter cela. Il n'était plus question de rester à distance et de passer à côté des personnes rencontrées. De ne pas être pleinement présent à moi et à l'autre dans la rencontre.

Alors je me suis fait accompagné. Et je me suis formé. Au coaching d'abord — pour la connaissance et la confiance en soi. Puis à la Communication Non-Violente, à la médiation. Et surtout, j'ai pris le temps de me confronter à mes propres zones d'ombre, à mes limitations, aux privations que je m'imposais depuis gamin par peur de ne pas être aimé. Ce chemin de formation et de maturité m'a conduit là où je suis aujourd'hui — médiateur et coach en relation.

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Vingt ans de direction d'une équipe de plus de 30 personnes dans la grande distribution. Et vingt années de pratique de l'accompagnement. Master2 en économie solidaire, entrepreneuriat social et développement local avec l'accompagnement durant 5 ans d'un groupe d'une vingtaine d'agriculteurs dans la mise en oeuvre de leur projet de point de vente directe. Ces expériences cumulées me donnent une connaissance du terrain — du conflit vécu de l'intérieur, des tensions d'équipe, des enjeux humains de la performance — que je mets au service de chacune de mes interventions."

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Ma vision du conflit

Dès que les tensions apparaissent dans une relation — relation à soi ou avec les autres — l'accès au potentiel de richesses de celle-ci s'amenuise drastiquement...

Les réflexes de survie dressent les barrières. Les ponts se coupent. Les ports d'émission-réception se ferment. On s'éloigne et on ne s'entend plus.

Ce que j'observe depuis des années — en moi et autour de moi — c'est que les conflits qui se produisent entre les personnes sont d'abord l'expression de confrontations intérieures que chacun subit et auxquelles il se sur-adapte sans en avoir pleinement conscience. Nous mettons en scène, dans nos relations avec les autres, ce jeu de manque et de compensation que nous portons en nous depuis longtemps.

— Le conflit n'est pas une anomalie. C'est un signal —

Il dit qu'il y a quelque chose à voir, à entendre, à considérer — en soi autant que dans l'interaction avec les autres.

La dynamique du conflit > ce que nous pouvons en faire

Quand les remous d'un conflit se présentent, une question s'impose : qui prend les commandes ? Nous — avec notre conscience et notre capacité à choisir — ou notre pilote automatique, avec toutes les réponses préenregistrées qu'il a accumulées au fil du temps ?

Le conflit est un indicateur. Il pointe vers un manque — vers une qualité naturelle que nous nous sommes interdites, vers un besoin fondamental que nous avons appris à nier. La réponse automatique de l'égo est toujours basée sur le passé. Notre réponse consciente, elle, a le potentiel de la nouveauté.

— Il existe une autre réponse que la réaction vive d’un mécanisme.

Une réponse vivante, bienveillante pour soi et pour l'autre —

Une réponse qui demande un travail de connaissance de soi, de reconnaissance de nos manques, et la volonté assumée de s'autoriser ce que nous nous sommes longtemps interdits. C'est ce travail que je propose.

C'est là que la médiation et le coaching relationnel se rejoignent.

Aux origines du conflit

Avant d'apparaître entre les personnes, le conflit est présent en elles. De là, il trouve les personnes avec lesquelles il va entrer en résonance.

En arrivant au monde, nous dépendons entièrement de notre premier cercle — famille, figures d'attachement, adultes référents. Une dépendance nécessaire et vitale. Nos besoins fondamentaux — dormir, manger, être en sécurité, être stimulé, être aimé — ne peuvent être satisfaits que par eux.

Très tôt, le bébé perçoit — via ses sensations, bien avant les mots — que certains de ses comportements semblent plus adéquats que d'autres dans ce premier cercle. Que certaines de ses façons d'agir et de réagir produisent des effets qu'il interprète comme ok ou pas ok. Sans avoir la capacité cognitive de faire autrement, il effectue un tri. Il abandonne certaines de ses qualités naturelles — celles dont les effets lui semblent inconfortables, voire dangereux pour son appartenance au groupe. Et en abandonnant ces qualités, il abandonne simultanément les besoins essentiels qu'elles nourrissaient.​

Il se sur-adapte. Dans une sorte de soumission silencieuse et inconsciente aux adultes qui l'entourent.

C'est là, pour moi, que naissent les premiers conflits humains dans les interdictions que l'on s'impose à son propre insu, dans les confusions qui s'ensuivent, dans le jeu des compensations qui s'installe peu à peu et qui cherche à combler ce qui a été abandonné.​

— Le conflit extérieur n'est que le reflet de ce conflit intérieur —

Il se manifeste précisément avec les personnes qui portent — en excès ou en manque — ce que nous nous sommes interdit d'être.

Changer — pourquoi c'est si difficile

La plus grande difficulté pour changer n'est pas un manque de volonté. Elle se situe bien en amont de cela.

Depuis l'enfance, nous nous sommes forgé une identité, un mode de pensée, des comportements en conséquence. Tout cela est devenu notre normalité. Et comment remettre en question ce que l'on qualifie inconsciemment de normal ? Ce qui est normal est normal — et ce qui ne l'est pas ne l'est pas. C'est le premier verrou.

L'édifice que nous avons construit tient à grand renfort d'un échafaudage constitué de bric et de broc accumulé au fil du temps, par nous et par nos prédécesseurs. Prendre conscience que cet édifice repose sur des fondations en partie instables — c'est en soi une révolution qui paraît inaccessible, même quand on y met de la volonté. Car remettre en question ce système, c'est prendre le risque de se faire éjecter du groupe. De perdre une place qui, bon an mal an, nous semblait acquise — même si elle est pleine d'inconforts plus ou moins insupportables.

À y regarder de plus près, nous avons tous vécu ce type de situation et les sensations inconfortables qui s'en suivent.

C'est pourquoi je vois le changement comme un mouvement en trois r-évolutions successives — trois étapes qui s'inscrivent dans le même mouvement :

  • Première r-évolution — la remise en question

Avoir la capacité de questionner ce que l'on tient pour normal — et pour cela, saisir toutes les opportunités qui passent à notre portée. Voir le mécanisme à l'œuvre. Reconnaître que ce qui semblait une vérité est en réalité une construction — héritée, conditionnée, programmée, souvent inconsciente. C'est le début de tout.

  • Deuxième r-évolution — la responsabilité

Accepter d'apporter ses propres réponses — sans faire référence aux croyances intégrées consciemment et inconsciemment au fil du temps. Être responsable, ce n'est pas être coupable. C'est reconnaître sa capacité à être l'auteur de sa propre vie. C'est l'étape de l'exploration puis de la refonte de nos fondations — et cela nous remue profondément à l'intérieur tant les peurs s’activent pour défendre le système en place.

  • Troisième r-évolution — la tenue dans le temps

Porter etsoutenir ses nouvelles réponses dans la durée et continuer à les faire évoluer, face à cela, est un acte de souveraineté quotidien. C'est souvent la plus difficile. Comme le disait A. Einstein, la force de l'habitude est la plus grande force dans l'univers. La pression des habitudes et la pression sociale sont immenses — elles tendent à ce que les comportements habituels reprennent leur place et nous poussent à rentrer dans le rang.

La Boussole relationnelle nous accompagne dans ces trois r-évolutions. En nous donnant accès à des qualités naturelles dont nous nous étions privés — et en nous permettant de stabiliser celles dont nous avions gardé l'accès ouvert — elle renforce notre volonté et notre lucidité face au mécanisme. Elle ne fait pas le travail à notre place. Elle éclaire le chemin. Ensuite, c’est à nous de jouer.

Parce que oui, cela demande de la maturité et à la fois, c’est aussi un jeu d’enfant. Un jeu où l’innocence, l’insouciance, la curiosité et l’émerveillement sont pleinement nécessaires pour s'ouvrir à ces remises en question.

"Il n'est pas nécessaire de se comprendre et de s'entendre pour s'aimer, mais ça peut aider"

Le continuum — de la médiation au coaching relationnel

Médiation

Résoudre le conflit déclaré

Coaching-relationnel

Maintenir le changement vivant

La médiation résout le conflit déclaré. C'est le début — pas la fin.

Faire de la remise en question non pas une menace mais un moteur.

Ce qui compte ensuite, c'est :

  1. de tirer profit du conflit qui s'est produit,

  2. puis que la nouvelle organisation des relations ne se fige pas à son tour. Que les décisions prises ne restent pas lettre morte. Que le changement reste vivant.

C'est là qu'intervient le coaching relationnel — pour accompagner les personnes (dirigeants, responsables et collaborateurs-trices) dans la mise en place concrète des décisions, maintenir la dynamique, et faire de la remise en question non pas une menace mais un moteur. Un moteur auxiliaire essentiel et indispensable à la continuité d'un système relationnel sain, opérationnel et évolutif.

Mes interventions

Gestion d'un conflit déclaré

Deux personnes, deux équipes, deux associés, deux services — dont les relations se sont tendues au point de bloquer le fonctionnement. J'interviens pour créer les conditions d'un dialogue possible, d'une écoute mutuelle, de compréhension respective, d'accords concrets.

Prévention des Risques Psychosociaux

Les employeurs sont responsables de la sécurité et du bien-être de leurs collaborateurs. La prévention des RPS ne se réduit pas à des affichages obligatoires — elle demande une lecture honnête de ce qui se joue dans les relations au sein de la structure. J'accompagne cette lecture et la mise en place de mesures concrètes.

Audit relationnel des organisations

Avant d'agir, comprendre l'organisation en place et ses implications sur le terrain. J'accompagne les dirigeants dans l'évaluation honnête de la dynamique relationnelle de leur structure — ce qui fonctionne, ce qui freine, ce qui risque de se cristalliser en conflit.

Nouvelle organisation des relations

Faire évoluer une organisation, c'est faire évoluer des relations. J'accompagne la transition — avec les dirigeants et l'ensemble des collaborateurs — pour que le changement soit vécu comme une construction collective et non comme une imposition.

Bilan et suivi pour une organisation agile

Tout accompagnement que je propose inclut un bilan à trois mois. Parce que ce qui se met en place sur le terrain mérite d'être évalué, ajusté, consolidé. C'est le moyen optimal — et peut-être le seul — qui permet de suivre l'évolution de la structure (entreprise, association, collectivité) dans son environnement, ainsi que les femmes et les hommes qui la composent, qui s'y investissent et s'y succèdent.

Toutes ces étapes sont au service des femmes et des hommes, et à la fois des structures en elles-mêmes — entreprises, collectivités, associations.

Ce que cela donne concrètement — deux exemples

Un établissement de soins et résidence d'accueil

Tensions profondes entre équipes infirmières et aides-soignantes, entre personnels de jour et de nuit. Après évaluation avec la direction, nous avons mis en place des temps de rencontre autour de la Communication Non-Violente — pas une formation, mais une façon de voir comment la relation se cristallise sur des incompréhensions et des besoins non satisfaits. Trois rencontres en deux temps, puis une réunion de synthèse avec des représentants de chaque groupe pour construire un plan d'action et la façon de le mettre en œuvre sur le terrain. Huit ans plus tard, les relations restent fluides et apaisées — et les nouvelles arrivantes bénéficient du travail réalisé par leurs aînées.

Une entreprise familiale en transition

Une mère et sa fille, dirigeantes d'une entreprise de gestion différenciée des espaces verts. La fille, jusqu'alors dans l'exécution, souhaitait prendre toute sa place dans la gestion et le développement de l'entreprise. La maman désire que sa fille occupe pleinement sa place dans la structure. Nous avons travaillé en séances individuelles puis ensemble — pour mettre en lumière les problématiques existantes et celles à anticiper, pour voir comment chacune réagit dans ces situations. Puis nous avons établi un cadre de fonctionnement clair et consenti, défini la juste répartition des responsabilités et assuré la continuité de la communication.

Tarifs de mes prestations

La médiation : ce que la loi en dit

Décret du 18 juillet 2025 sur les Modes Amiables de Résolution des Différends

"Le décret n°2025-660 du 18 juillet 2025 marque un tournant majeur — il rend la médiation plus accessible, plus efficace et incontournable dans la résolution des conflits. La médiation est désormais au cœur de la procédure civile française."

En savoir plus...

Le juridique

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La première étape est simple — un échange de 30 minutes, offert et sans engagement, pour évaluer ensemble votre situation et voir si mon intervention est adaptée.

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