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Mon engagement

Lignes de dunes désert Tadrart Algérie

MA LIGNE DE VIE, EN MOUVEMENT
Une lettre ouverte

Je suis convaincu aujourd’hui que nous n’avons pas de défauts. Nous avons seulement des qualités qui nous ont débordé pour tenter de combler des besoins que nous avons appris à oublier. Ces débordements et ces oublis nous mettent hors de nous, nous sortent de notre axe naturel au profit d’habitudes conditionnées.

Cette conviction qui m’anime est au cœur de ma vie. Elle donne du sens à mes accompagnements — en coaching relationnel, en médiation. Elle n’est pas une certitude figée. C’est une ligne de vie. Elle évolue avec moi, dans mes relations avec mes proches, avec les personnes que j’accompagne, avec ce que la vie m’enseigne et me révèle. Même quand les leçons me bousculent et me bouleversent, même quand les questions restent un temps sans réponses. J’en sens l’évolution.

 

Très tôt dans l’enfance, sans le décider, nous sacrifions certains de nos besoins réels et essentiels pour survivre dans notre environnement. Ces sacrifices, personne ne nous les impose consciemment. C’est une programmation — en partie transmise de génération en génération — qui convainc notre cerveau que certains besoins sont inadéquats, inadaptés, dangereux, incompatibles avec la survie dans notre entourage. Et que les sacrifices sont l’unique réponse. Mais ces sacrifices créent des manques que nous compensons tant bien que mal par de multiples excès. C'est dans cette ambiance qui favorise le stress que nous nous forgeons une identité, une peau du faire qui nous éloigne de notre terre d’origine.

J’en ai fait. J’ai goûté aux renoncements, aux abandons, aux fuites et aux manques engendrés par des choix parfois insouciants, souvent inconscients. J’ai constaté, parfois un temps désarmé, que la volonté pouvait être insuffisante, impuissante à préserver notre singularité et notre unicité. Tant cette pratique est ancrée dans nos gènes, j’ai vu que non seulement on sacrifie, mais on légitime et on justifie le sacrifice. Bec et ongles on le défend. Avec force on s’y agrippe et on le maintient en place, persuadé qu’il est vital, capital.

Ce constat, je l’ai souvent fait en moi et autour de moi. C’est là qu’est née la Boussole relationnelle, un outil pour soutenir et guider ma volonté quand elle est sous l’emprise de la culpabilité, de la honte. Quand elle se fige et perd le fil de son énergie de vie.

 

On prend le danger pour de la sécurité. Et la sécurité pour du danger. On en est persuadé.

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est une vision filtrée et donc biaisée.

 

 

Mon chemin m’a amené à comprendre que nos qualités naturelles et nos besoins réels sont profondément liés. Que les qualités sont nos capacités à nourrir nos besoins. Que nos besoins-réels sont comme un point d’arrivée et nos qualités-naturelles, le chemin pour les nourrir.

Quand on se coupe d’un besoin, qu’on le veuille ou non, on se coupe simultanément de la faculté de le satisfaire. Le manque ainsi créé et l’interdit de le combler sont les deux faces d’une même pièce, indissociables.

Ces besoins oubliés ne disparaissent pas. Ils restent là, en coulisses. Ils continuent à demander à être considérés — dans l’attente d’être directement nourris, sans compensations ni artifices.

Ce mécanisme d’automatismes, nous le portons en nous. Nous le jouons dans nos relations personnelles. Et nous le rejouons dans nos entreprises, nos associations, avec nos équipes — sans même le voir. Telle une vis sans fin, il nous presse, nous oppresse, nous pousse à nous éloigner de notre axe, comme les vents puissants et dévastateurs tendent à tout expulser hors de l’œil du cyclone. Mais comment rester calme et serein quand tout est projeté à des vitesses vertigineuses autour de nous ? Comment ne pas alimenter ces tempêtes sans le vouloir ? La réponse que j’ai trouvée pour nous permettre de réhabiter notre place naturelle, c’est nous réapproprier nos plus grandes forces — nos qualités naturelles — puis les activer, les stabiliser. Et pour cela, la Relation nous offre de vraies et multiples opportunités.

Une programmation n’est pas une fatalité. Une programmation, ça peut se voir.

Et ce qu’on peut voir, on peut choisir de ne plus en être dupe. Et ça change tout.

 

J’ai connu cet endroit où, à force de vouloir être aimé, pour être jugé à la hauteur, j’ai fini par croire que ma valeur dépendait du regard des autres, de ce que j’étais capable de donner. Je me suis tellement adapté — sur-adapté — que je me suis peu à peu éloigné de moi-même. Je me suis perdu de vue.

Et pourtant, même si nombre de mes choix ont été pris — voire épris — sous le joug d’un a priori « je suis sans valeur », je sais que malgré ce mécanisme-réflexe et ses protections qui enferment, il reste quelque chose d’intact. Quelque chose qui n’a jamais eu besoin d’être valorisé, ni mérité, ni légitimé.

J’ai choisi de reprendre ma responsabilité — non pas comme un fardeau, mais comme une faculté au service de ma souveraineté. Être responsable, ce n’est pas être coupable. Être responsable, c’est reconnaître sa capacité à apporter ses propres réponses. Et quels que soient le moment et le lieu, il est toujours temps d’utiliser cette capacité. Oui : il n’est jamais trop tard pour reconnaître notre valeur.

 

Je sais que notre valeur ne dépend de qui ni de quoi que ce soit. Elle est. Simplement.

Elle précède le mécanisme. Elle survivra à sa dissolution.

 

Dans mes accompagnements, ce n’est pas un travail en force que je propose. Ce n’est pas non plus une vérité toute faite servie sur un plateau. Il nous demande d’être engagé et ouvert, vigilant. C’est la vigilance sensible et nécessaire d’un commandant de bord. C’est avec elle que je vous invite à garder le cap afin d’arriver à bon port : le vôtre.

Je reste bienveillant avec vous tout comme avec moi. Et je suis ferme envers le mécanisme afin que nous en soyons libres.

 

 

Lionel Drouvin — Coach en relation & Médiateur

Comme la ligne des dunes dans le désert, nos lignes de vie sont en mouvement. Elles s’enrichissent de chaque rencontre, de chaque séance, de chaque personne qui choisit de regarder là où ça se passe vraiment.

Un homme debout LD

Parcours et expériences

D'où je viens et où je vais :

​​Originaire du Nord, après une vingtaine d'années en tant que dirigeant de supermarchés. Puis mon attrait pour les multiples facettes des relations humaines m'a conduit à explorer le monde de l'ESS (Économie Sociale et Solidaire) et de participer à diverses formations et ateliers pour élargir toujours plus mon regard et ma compréhension de la relation.

Au cours de ces vingt dernières années, j’ai eu, entre autres, le privilège d'accompagner plusieurs entrepreneurs et porteurs de projets engagés dans les domaines de la bio, de l’écologie, du développement local et solidaire. J'ai participé avec enthousiasme à la mise en oeuvre de l'un des plus importants projets de point de vente et de l'atelier en circuit-court avec 30 agriculteurs-trices, et à leur réussite économique, relationnelle et sociale.​

J'ai participé et appris des rencontres, dans la relation, dans l'action en responsabilité et la considération mutuelle. Et malgré les doutes et les passages à vide, c'est ce que je choisis pleinement de continuer à réaliser et à partager en tant que coach relationnel* et médiateur** en entreprises et associations.

* Coach certifié RNCP

** Médiateur professionnel (école des médiateurs en Communication Non-Violente)

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